Thomas Hélye - L'église de Biville

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Thomas Hélye

Thomas Hélye serait né entre 1180 et 1187 à Biville. Ses parents auraient été de simple condition. Après avoir vraisemblablement étudié chez les bénédictins des prieurés de Vauville et d'Héauville et chez les chanoines augustins de l'abbaye Notre Dame du Voeu, il devint maître des écoles de Cherbourg vers 1225. Il s'y fit remarquer par ses talents de pédagogue. A la suite d'une forte fièvre qui le mit aux portes de la mort, il connut une véritable conversion. Se retirant chez son frère Guillaume en sa paroisse natale de Biville, il y mena une vie de pénitence. Hirsute, le vêtement négligé, il se livra au jeûne et à la mortification.
Ayant appris sa conduite, l'évêque de Coutances, Hugues de Morville - ou peut-être plutôt Jean d'Essey, alors archidiacre - le fit appeler à lui et l'incita à soigner sa tenue. Avant qu'il soit appelé au sacerdoce, Thomas Hélye accomplit les pèlerinages de Rome et de Saint-Jacques de Compostelle, et il étudia pendant quatre années la théologie à Paris. Il y fréquenta Eudes de Châteauroux, chancelier de l'Université, et le dominicain Hugues de Saint-Cher, son professeur et confesseur. L'un et l'autre, futurs cardinaux, témoigneront de sa piétié. Lorsqu'il fut ordonné prêtre, les évêques de Coutances et d'Avranches lui confièrent un ministère missionnaire de prédicateur itinérant. En vingt-deux années, il parcourut, dit-on, toutes les paroisses de ces deux diocèses. Il y était accueilli avec ferveur par la foule aux cris de "Voici l'homme de bien ! Voici l'homme de Dieu !"
A la fin de sa vie, affaibli par ses privations, Thomas Hélye se retira au manoir de son ami Gauvain, seigneur de Vauville. Il rendit son âme à Dieu le 19 octobre 1257. Le lendemain, son corps fut porté en sa paroisse natale et voisine de Biville, au milieu d'un grand concours de peuple.
Dès son décès, Thomas Hélye fit l'objet d'un culte populaire. En 1259, deux ans après sa mort, Jean d'Essey lança une enquête sur sa vie et ses miracles. Il transmit un rapport à Rome, mais celui-ci fut renvoyé à Coutances pour vice de forme. Après bien des démarches près de Rome, ce n'est que très tardivement, en 1859, que Thomas de Biville fut déclaré "Bienheureux". Même s'il n'a jamais été officiellement canonisé, le Bienheureux Thomas Hélye a toujours été considéré comme un saint. Depuis le Moyen Age, des personnages célèbres ont fréquenté son tombeau, affirmant ainsi, en dehors de toute reconnaissance officielle, que le Saint de la Hague méritait la vénération des croyants.
 
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